72 et 300 DPI sont dans un bateau…

dans La Une/Préparer une exposition par

Copyright Dawid Zawila

Alors on jette qui à la mer?

72 ou 300?

Déjà pour les novices qu’est-ce qu’un DPI. Terme évidemment anglophone qui rejoint la grande famille des sigles comme FBI, NASA, CIA… Sans aucun rapport bien sûr.

DPI est donc le sigle pour Dots Per Inch, à traduire littéralement par Points par Pouce. Dans notre monde photographique le point est un pixel et le pouce est une mesure métrique anglaise. Un pouce équivaut à 2,54 cm.

Et donc c’est assez simple 72 DPI signifie que l’on fait entrer 72 points dans une zone qui fait 2,54 cm de côté. Quand on parle de 300 DPI c’est donc 300 points que l’on fait entrer dans la même zone.

Cette explication vous la trouverez un peu partout sur Internet. Il n’y a donc pas de révolution dans ce début d’article.

Sachez juste que foncièrement 72 DPI suffisent largement à ce qu’une image soit bien affichée sur un écran d’ordinateur alors que par contre il faut en 300 pour obtenir le même résultat lors d’une impression. Les choses se sont améliorées du côté de l’impression et on peut obtenir un très bon résultat en descendant à 200, voire 150 DPIs.

Le problème n’est donc pas dans la définition d’un DPI mais dans la compréhension que beaucoup en ont.

Beaucoup de photographes restent donc figés sur cette notion de DPI alors que c’est un faux problème ou en tout cas une fausse question. Et c’est là que ca devient intéressant parce que si vous ne comprenez pas à quoi sert un DPI alors vous continuerez à envoyer des images de plusieurs Mo pour un affichage écran et encore plus désespérant des images de quelques centaines de Ko pour une impression.

Ce qu’il faut retenir de cette notion de DPI c’est la proportionnalité.

Pour un écran comme 72 points sont nécessaires par pouce (2,54cm) ca veut tout simplement dire que si votre image fait 720 en largeur alors elle s’affichera parfaitement sur une zone de 25,4 cm sur un écran. Si j’arrondis à 4 le ratio entre 300 et 72 ca veut dire que si j’envoie une image de 720 pixels de côté vers une impression elle ne pourra s’imprimer correctement que sur une zone 4 fois moindre que pour un écran. Grosso modo 8 cm.

Vous voyez donc cette notion de proportionnalité?

De plus énormément de photographes font l’erreur de croire que lorsqu’il positionne dans Photoshop le paramètre de DPI à 72 cela limite l’usage que l’on va pouvoir en faire. Or il ne s’agit que d’un indicateur qui va tout au plus vous indiquer sur quelle zone cela va pouvoir s’imprimer (ou se voir).

Changer le paramètre de résolution à 72 DPI ne va absolument rien changer. L’image qui me sert d’exemple fait 3375 * 2250 pixels. Si je la passe à 72 DPI en disant que personne ne pourra l’imprimer, je fais une grosse erreur. Il suffira donc juste de la repasser à 300 DPI et d’en obtenir une belle impression de près de 30 cm sur 20 cm.

Je veux donc en venir à ceci : Oubliez cette notion de DPI, concentrez vous plutôt sur le nombre de pixels de l’image.

Pour en revenir donc au titre de cet article, on jette 72 ET 300 DPI à la mer.

Et donc maintenant que c’est fait tout va dépendre de l’utilité de l’image que vous allez produire.

  • Pour une impression gardez le maximum de pixel!
  • Pour l’écran réduisez votre image a 1000 ou 1500 pixels sur le côté le plus grand. C’est en général ce qu’on vous demandera.

Je vous dis ca car les photographes font de multiples erreurs :

Chez leurs tireurs certains envoient des images faisant par exemple 3000 * 2000 pixels en demandant une impression 150*120 cm sur un très beau papier photo. Là ou si j’applique ma bête règle de 3 ((3000 pixels / 300) * 2,54) j’obtiens plutôt 25 cm. Autant vous dire que pour le tireur, passer de 25 cm à 150 cm ca demande une sacrée interpolation. Et donc forcément une belle perte de qualité.

Et dans mon cas je reçois les 2 cas de figure, soit des images énormes, et heureusement que j’ai un plugin qui redimensionne automatiquement les images à l’upload. Sinon je finirais rapidement par saturer mon hébergement. Sans compter le ralentissement que les visiteurs subiraient lors du chargement des pages.

Et à contrario je reçois des timbres poste que l’on espère s’afficher correctement sur un écran. Alors même si la résolution de 72 DPI n’est pas gourmande, il faut quand même faire un effort. Effort qu’il faut consentir depuis que la taille elle-même des écrans a grandit. A mon niveau sur le site, je demande un minimum de 1000 pixels sur la largeur. Evidemment s’il agit d’une image verticale cela va donner 1500 sur 1000 pixels, donc un effort à consentir. Mais lorsqu’on décide de faire de la communication sur un événement, il faut bien montrer quelque chose. Et si possible le montrer correctement.

Voilà c’est donc bien l’utilisation que vous allez faire d’une image qui va déterminer si vous envoyez une image avec une belle définition ou au contraire une image en basse définition.

Et cette question vous devrez vous la poser à de multiples occasions :

  • Lors des appels à candidature électronique ou papier
  • Lorsque vous allez faire des cartes de visite
  • Si vous faites un livre à partir de vos images
  • En imprimant vos images pour une exposition
  • Lorsque vous allez préparer votre dossier de presse pour l’envoyer sur les sites d’information
  • Etc etc etc etc

En conclusion basse ou haute définition ont beaucoup plus de sens que 72 ou 300 DPI 🙂

Auteur-Photographe depuis 2009 Organisateur des Echappées Belles de 2011 à 2014. Membre actif de Lumière d'Encre, http://www.lumieredencre.fr Auteur-Photographe : http://www.nicolaspoizot.fr

11 Comments

  1. C’est bien d’avoir voulu tordre le cou à de fausses idées et des erreurs en écrivant un article. Quel dommage d’en avoir rajouté (de fausses idées et des erreurs) en écrivant celui-ci. La première moitié de l’article est à revoir.

    En revanche, la seconde moitié correspond à une réalité. Et notamment, l’idée qu’il faut arrêter d’utiliser ces caduques notions de 72 et 300 dpi et penser définition est juste. Il faut s’adapter à son support.

    Or les écrans cathodiques de 72 dpi n’existent plus. Et les imprimantes ne sont pas forcément à 300 dpi. (La mienne peut imprimer en 360 ou 720 dpi, la preuve de ce que j’avance.)

    Il faut donc se renseigner et faire un petit effort de réflexion. Mais vous pouvez tous y arriver, je le crois.

  2. Ah les fameux dpi, source de tellement d’incompréhensions…
    Entièrement d’accord avec toi lorsque tu dis : « Oubliez cette notion de DPI, concentrez vous plutôt sur le nombre de pixels de l’image » !

    Et oui la résolution d’une image (dpi) n’a absolument aucun impact sur son affichage (ni même sur son poids d’ailleurs) ! Seule compte la définition de l’image c.-à-d. ses dimensions en pixels 🙂
    La résolution c’est une simple donnée technique, qui peut facilement être changée et qui sera utile uniquement au moment d’imprimer l’image sur un support physique.

    • Note bien qu’il m’a fallu quelque temps et je ne préciserai pas combien pour me dire mais ça sert à rien de passer mon image en 72 ou 300 DPI… Dans les 2 cas d’ailleurs c’est source d’erreur 😉

Vous en pensez quoi?