Informations pratiques

Le Festival a lieu du 17 juin au 12 aout 2017

Horaires : extérieur et dépend de chaque lieu

Le Festival se déroule sur une cinquantaine de lieux dans Ascain (64)

https://www.festives.net

Le Festival

« Sur la route… »

Et si la vie était un chemin à parcourir, nous serions sur la route à chaque instant ! Car la vie est mouvement, et que l’on s’y promène ou que l’on s’y hasarde, nous cheminons dans tous les cas !

Parcourir du regard ce qui nous entoure peut être aussi bien par- courir un chemin extérieur qu’un chemin intérieur.

La route, le chemin, la vie, la destinée, la voie céleste ou terrestre, ferrée ou féerique, c’est aussi elle qui nous façonne par les rencontres et les expériences faites tout au long du parcours. Au coeur du village d’Ascain, 40 photographes et 52 enfants nous dévoilent un point de vue, que peut-être, nous n’aurions jamais osé emprunter.

En fait, dans cet exercice, le photographe ne serait-il pas comme un équilibriste en quête d’horizons ? Reste à chacun de faire son propre voyage sur…

Edito

Elles regardent la route, longue, vers la médina de cette ville marocaine, avec, attendant de les engloutir, le fleuve de milliers de maisons qui fixait jusqu’alors l’attention de l’homme, positionné lui aussi sur le promontoire. Un cliché s’invite là, tandis que, dans le cadre, s’inscrit aussi un regard enfantin vers celui qui regarde. Hors cadre, ses copains l’attendent et s’impatientent pour jouer dans un bidonville de plastiques et de déchets que n’aurait pas renié la photo-reporter Angela Mejias, invitée de la 4ème édition des Chemins de la Photographie d’Ascain.

Crédit Photo Hicham Tan Gib

Au bout du bras, son l’appareil photo à lui fixe «son Maroc», dans le même geste que celui qui a mû l’instinct de Daniel Velez, invité d’honneur de cette année pour «Mon Pays Basque».

Pour l’enfant sans appareil photo, son Maroc à lui n’aurait probablement pas retenu cet instant ordinaire, si ce n’était cet homme, là, photographiant deux présences féminines, et leurs dignités qu’il estime soulignées par un ciel plus lumineux que leurs terres, aux chaînes multiples.

La photo parle d’un même présent bref, partagé sur une route. Comme Guillaume Langla, invité des Festives, en fait le rapprochement, «cheminer, c’est aller à la rencontre des autres et de soi-même».

Ombre d’un terrain vague de Tanger, le petit d’homme sans appareil photo pourrait être celui du Boussole de Matthias Enard, invitant à «descendre observer les ailleurs et explorer le monde entre les mondes, où tombent les artistes et les voyageurs».

Pour l’heure, mais la nuit va tomber, l’enfant regarde et tait pour lui ce qu’il pense et accepte. Pour l’heure, et le jour se lèvera, il est encore un élément des «paysages moins remarquables», tels que désigné pour les Festives par le photographe Michael Bennoun.

Plus tard, et sans qu’il ne puisse le deviner, il rejoindra ceux qui deviennent «remarquables» dans les rues et sur les édifices d’Ascain, par la détermination de ses organisateurs.

L’alchimie du retournement inattendu opère exactement là, qui fait de ce modeste village basque une place forte de la culture à partager, et de ces visages et paysages lointains des portes et des présences immédiates, à embrasser d’un élan instinctif.

Pour un 4ème été de rang, la Photographie rappelle donc sa profonde nature d’acte d’amour espéré par le poète William Blake, «il y a des vivants sur les deux rives».

Il fallait juste les réunir. L’effort produit coupera le souffle des visiteurs.

Longue vie aux Festives.

«Il y a des vivants sur les deux rives», Ramuntxo Garbisu, écriveur

Les Photographes

Daniel Velez, « Mon Pays Basque »

Aberri Eguna Itassou 2012 © Daniel Velez

Natif de Saint-Jean-de-Luz, Daniel VELEZ a grandi dans le magasin de son père, au milieu des pellicules, des agrandisseurs et des bains photos avec pour « cour de récré » le port de Saint-Jean-de-Luz, son activité orissante, le départ et l’arrivée des bateaux, le débarque- ment du poisson. Il en conserve sûrement une certaine nostalgie, puisqu’actuellement, il ne se passe pas une semaine, sans qu’il aille se res- sourcer sur le port !

Son père Jean, alors correspondant du journal Sud-Ouest, lui a insu é l’amour de la photo, mais c’est quand il le suivait sur le terrain où il lui arrivait de rencontrer de grands photographes de presse qu’il s’est découvert une vraie passion pour le photojournalisme. Il s’ensuivra une belle carrière à Sud-Ouest surtout, mais aussi à l’AFP comme correspondant et quelques clichés dans la presse du monde entier.

La photo ne l’intéresse que si elle raconte une histoire. Peu de « carte postale » dans ses 50 ans d’archives, on trouvera toujours, même dans un paysage grandiose se suffsant à lui-même, la trace d’un être vivant, humain ou animal.

Elevé à l’argentique, il a su prendre avec succès le virage du numérique une fois la retraite
venue. Ce métier ne s’abandonne pas facilement, le numérique lui a permis d’entamer une seconde carrière à 60 ans passés.
Il est présent sur tous les fronts et continue de coller à l’actualité de son Pays Basque. A chaque
événement ou manifestation, il est capable de monter une expo pour témoigner d’hier et d’au-
jourd’hui, de la conférence de presse d’ETA en 1973 à l’ouverture du parapluie de la garde rap-
prochée de Nicolas Sarkozy à Bayonne en 2012.

Témoin privilégié de la seconde moitié du XXe siècle, Daniel VELEZ a suivi, tout au long de sa carrière de reporter photographe dans un quo- tidien régional, l’évolution de sa terre natale, le Pays Basque, pays de tradition, de culture et de combat.

Des luttes sociales au combat politique, du droit d’asile aux expulsions de réfugiés, de l’ETA au Gal, des implantations d’usines à leurs fermetures, des matchs de division d’honneur aux compétitions du Top 14, des quais remplis de poissons aux grèves des pêcheurs, des transhumances aux Fête-Dieu, de la force basque aux ballets traditionnels revisités… les images d’un pays riche de son histoire… «son» Pays Basque.

www.paysbasqueactualites.com

Agnès Janin, Drive USA

Drive USA © Agnès Janin

Durant 2 mois pendant l’été 2012, j’ai parcouru les Etats-Unis en voiture. Premier contact, première fois, premier regard. Je roulais guidée uniquement par les images qui défilaient devant mes yeux avec, comme seule carte, ma mémoire vierge.

Il y a quelque que chose de sombre dans cette Amérique-là. Notre imaginaire, nourri de ses images jusqu’au cliché, ne sufft pas à nous tranquilliser. Ce grand corps est une sorte de Zombie/Walking Dead et les routes en sont les vaisseaux qui l’irriguent.

Drive Usa, c’est parcourir ces territoires mort-vivants, déserts sombres et oasis de lumières, flux mécaniques et solitude continentale. Faire la route américaine, comme je l’ai faite, relève plus de l’hallucination que du reportage. C’est un voyage cruel au cœur du récit lui même.

Chaque lieu semble raconter des histoires vues, lues si souvent dans des films, dans des romans et pourtant autre chose se révèle. La route ne mène plus nulle part, le temps est emprisonné dans une boucle, les paysages défilent rectilignes.

Quelque chose va se passer ; le paysage est un scénario ; chaque photographie renvoie à cette tension de l’attente, d’un surgissement, d’un dénouement qui ne viendra pas, qui ne viendra plus.

Derrière la banalité et le réalisme de lieux ordinaires se cache une toute autre réalité, que seule l’esthétique rigoureuse révèle :
Le mythe américain est une farce sinistre et en même temps la plus belle des histoires.

www.agnesjanin.fr

Angela Mejias, Minoritaires

© Angela Mejias

Il est des endroits où l’on ne peut rester insensible à des communautés qui se sont ou ont été regroupées du simple fait qu’elles étaient “minoritaires”. Ma route les a croisées en Amérique du Sud. Pérou, Paraguay, Nicaragua, Mexique, Costa Rica.

Cette série regroupe des extraits de reportages réalisés, entre 1994 et 2015, au coeur de peuples autochtones, contraints de vivre dans des bidonvilles, déplacés ou cachés pour préserver leurs identités. J’ai rencontré et tissé des liens avec des êtres humains vivant dans la pauvreté la plus absolue à qui il ne reste que leur dignité.

Au travers de cette proposition, je souhaite témoigner du partage que ces peuples m’ont offert : Leurs regards remplis de vie et d’espoir.

www.angela-mejias.com

Sylvie Goryl, Voyage(s) avec enfant

© Sylvie Goryl

Ces photographies sont extraites d’une série en cours intitulée « Voyage(s) avec enfant ». Quand je suis tombée enceinte, je me suis rapidement demandée s’il était vraiment possible de voyager avec un enfant. Cela me paraissait important pour lui comme pour moi. Puis, ma fille est née. Puis, la vie a continué. Puis, les voyages ont recommencé. J’aime voyager avec elle. J’aime sentir les routes que nous traversons. J’ai l’impression qu’elle grandit plus vite, qu’elle évolue différemment, grâce aux voyages que nous faisons ensemble. J’aime ces ruptures dans notre quotidien. Tout est alors différent. Lors de notre dernier voyage, elle a tenu un carnet de dessins. Pour garder une trace de tout ce qui était nouveau pour elle. Elle a déjà l’idée d’en tenir un autre pour la prochaine destination, mais qui sait où nous irons. La route, toujours (re)prendre la route.

www.sylviegoryl.com

Otondo, Péregrin du bitume

© Otondo

Pérégriner, arpenter, flâner et suivre sa route.

www.otondo.eu

Valérie Pinard, Bienvenue à la Z.A.D.

© Valérie Pinard

La Zone d’Aménagement Différée est devenue la Zone A Défendre. A Notre Dame Des Landes, symbole de la contestation politique depuis plus de cinquante ans, les militant(e)s écologistes, anarchistes, altermondialistes, squatteurs, squatteuses de tous horizons se sont rassemblés. Malgré leurs différences et leurs différents, ils s’unissent autour des habitant(e)s et paysan(ne)s résistants aux expulsions dont la motivation commune est de protéger tous ces hectares voués au bétonnage. L’occupation illégale du territoire a pour l’instant vaincu les tentatives de démarrages des travaux de l’aéroport. «la zad vivra». Petit à petit, sur ces terres s’est organisé un vivre ensemble «contre Vinci et son monde».

Valérie Pinard s’est rendue à plusieurs reprises sur la ZAD de Notre Dame Des Landes.

Sur les routes, les chemins, des barricades, des chicanes faits de pneus témoignent de la contestation. Elle exprime de manière détournée la lutte et la défense d’un lieu. Les objets font tensions, font signes. Ces empreintes convoquent discrètement le corps en résistance dans le paysage. La terre, la mousse, l’herbe et les ronces se réapproprient les routes. Les paysages changent au fil des années. Le territoire est constamment en mouvement. La nature, humide, se découvre à l’état sauvage, un bocage encore vivant et déterminé à le rester.

www.valeriepinard.com

Aline Chollet, Immobile in Mobile

© Aline Chollet

Cette série est à mi-chemin entre image réelle et suggestion. Elle se rapproche du lecteur qui voyage à travers les livres, laissant son imagination prendre les rênes de ses déplacements.

La route est une ouverture.
Chaque avancée est une découverte, un avenir plein de possibles.

www.gard-alimage.com

Alexia Aranzueque-Regerat, Munduko bideetan

© Alexia Aranzueque-Regerat

Lors de mes différents voyages, j’ai croisé des gens en marche, sur des routes plus ou moins difficiles…

Chloé Gadbois-Lamer, Traverser la terre

© Chloé Gadbois-Lamer

«Ici, on apprend à lire, les brebis savent lire, les chiens savent lire.

Nous, non.

On empreinte juste la terre,

on a soulevé la poussière,

la terre, ce mélange.

Une montagne remuée se lit davantage.»

www.laclaque.be/chloe-gadbois-lamer

Régis Bertrand, Traversée du Salar d’Uyuni

© Régis Bertrand

Six heures, il fait encore nuit, trente minutes que nous roulons, Samuel notre chauffeur s’arrête. Devant nous le soleil semble émerger du salar, éblouissant désert de sel, le plus vaste du monde situé à 3660m d’altitude dans les montagnes de l’Altiplano en Bolivie. Cette traversée est surnaturelle, le sol recouvert d’à peine 2cm d’eau devient miroir reflétant le ciel, les montagnes et l’horizon à l’infini semblent y plonger. Nous faisons plusieurs haltes au milieu de cette immensité silencieuse pour profiter d’instants magiques où des sensations inexplicables nous envahissent.

Des hommes y extraient le sel, de manière artisanale, dans des conditions éprouvantes, maigres ressources mais néanmoins vitales pour ces populations locales sans autre revenu. Celles-ci s’inquiètent de l’avenir de leur exploitation sur un espace détenant 40 % des réserves mondiales de lithium.

Nous continuons en direction du village d’Uyuni. C’est la fin de notre expédition, le salar est derrière nous, le ciel s’assombrit, il pleut averse…

www.regisbertrandphoto.wix.com/regisbertrandphotos

Guillaume Langla, Compostelle, la marche céleste

© Guillaume Langla

Dès l’aube de l’humanité, les pèlerins prirent la route indiquée par les astres pour accomplir le Grand Voyage : Un long périple vers le soleil couchant qui s’achève là où finit la terre.

Le Chemin de Saint Jacques de Compostelle est une voie de pèlerinage millénaire, mythique et céleste… Des civilisations l’ont empruntée pour se rendre à pied jusqu’en terre sacrée de Galice. Ce Chemin traverse les âges et ne s’essouffle pas…

Pour chacun, ce Chemin reste une rencontre et une expérience inoubliable. Cette marche vers Compostelle est l’effort de l’Homme fatiguant son corps et ouvrant son coeur, symbole d’un «pas» dans sa vie.

La marche est l’origine du voyage.
Marcher, c’est aller de l’avant, s’abandonner à l’imprévu, revenir à l’essentiel ; c’est retrouver un rythme naturel pour se reconnecter à la sim- plicité de la vie et redécouvrir ce sentiment de liberté.

La marche est le soin de l’âme.

Partir, c’est laisser son quotidien, ses habitudes derrière soi, quitter un environnement rassurant et aller vers l’inconnu pour lâcher prise avec ses peurs.

Avancer, c’est s’ouvrir au monde extérieur et sortir de son propre «Moi».
Cheminer, c’est aller à la rencontre des autres et de soi-même.

Le Chemin donne un objectif à atteindre, un but et une réalité objective au devenir. Il s’agit là d’une dynamique essentielle qui propose à l’humain de vivre quelque chose de particulier, d’unique. Le choix de vivre une expérience symbolique d’un chemin de vie, d’un cheminement de l’Être…

www.caminart.fr

Corentin Leblanc, Climate Miles

© Corentin Leblanc

Cette série photographique est un reportage sur la marche initiée par l’organisation environnementale néerlandaise Urgenda au cours du mois de novembre 2015. Un groupe de militants a parcouru les 600 kms qui séparent Utrecht au Pays-Bas, à Paris. Cette marche effectuée juste avant la COP21 avait pour but d’alerter et sensibiliser le grand public aux enjeux liés au changement climatique. J’ai donc, pendant un mois, parcouru cette distance au côté des participants a n de les rencontrer, échanger, mais aussi de les photographier.

Cette série d’image est une sélection issue du reportage réalisé au cours de cette action, qui a été publié à plusieurs reprises, notamment en 2016 dans le documentaire canadien Interview with Marjan Minnesma, Risk taking for a new sustainable society de The Green Interview, et dans l’édition du 16 novembre 2015 du Leeuwarder Courant.

www.corentin-leblanc.com

Michael Bennoun, Sur la route

© Michael Bennoun

La vie de l’homme moderne pourrait aussi se décrire ainsi : Une succession de buts, de fins, de destinations, entre lesquels la distance et le temps doivent être réduits le plus possible afin de les mettre au mieux à profit. La louange du temps perdu, du trajet lent, est devenue désuette. Ces temps et ces espaces qu’il nous faut traverser pour aller de lieu en lieu ne sont plus qu’un mal nécessaire. La géographie même s’est transformée selon cette règle. Sont apparus, entre le centre-ville et le lieu de vacance, des strates de lieux perdus, sans valeur, banlieues, zones d’ac- tivité, campagnes mortes et abandonnées, que l’on traverse parce qu’il le faut, aussitôt dépassées qu’oubliées, disparues.

La photographie aussi a ses buts. On cherche des sujets à photographier, qui se distinguent d’une quelconque façon de cette zone grise, plate, éteinte, qui constitue la plus grande part du monde et de l’existence.

On peut pourtant tenter de s’arrêter sur le bord de la route et prendre des photographies de ce que l’on voit. Cela n’a rien de particulier, rien d’original ou d’étonnant, rien de frappant d’un point de vue esthétique ou moral, et pourtant, parfois, la photographie a ce don de rendre visible cette chose impalpable : La simple présence des choses, immobiles et silencieuses, et ce qu’elle recèle toujours de tragique, y compris, et peut-être surtout, chez les moins remarquables.

Cette série, Sur la route, photographiée en janvier 2016, est le résultat d’une tentative semblable.

www.michaelbennoun.com

Aline Condoure, Night trips

© Aline Condoure

J’aime la nuit… Le mois de novembre est pour moi synonyme de virées nocturnes. En effet la nuit vient vite et permet de capter des ambiances comme je les aime, de magnifiques ciels au couchant, la possibilité de faire d’intéressants light paintings. Cette série a été réalisée courant novembre 2016. La station service m’a été inspirée par les peintures de Edward HOPPER, ses ambiances nocturnes si particulières.

www.facebook.com/NoirBlackBeltz-697129403789251/

Maxime Crozet, La route

© Maxime Crozet

Sur la route, errances, sans autre but que d’aller, sans autre guide que le regard qui nous porte d’un lieu à un autre. Arracher un peu les instants où l’ailleurs se fixe et devient ici la possibilité de ce désir d’être parti, de ne revenir que pour renouveler le départ.

Elle fait partie de l’essence même de mes rêves. Ce qui m’importe le plus est d’être à son contact et de suivre quelques-uns de ses chemins.

La route. « Mythique ou mystique, fascinante et meurtrière, libératrice et oppressante, chemin vert ou autoroute polluée, elle ne peut laisser indifférent. Ceux qui la prennent n’en reviennent jamais indemnes ». La route m’accompagne de jour en jour, de kilomètre en kilomètre, de sentiers plus ou moins glorieux, de pistes reconnues aux itinéraires délaissés. En bus, en train, le pouce en l’air, à vélo ou encore à pied, elle m’offre ses secrets et étanche ma soif de liberté qui me mène à la rencontre du monde, des autres et de moi-même. Au-delà de l’usage et de l’usure du voyage, elle me renvoie sur le sens de mes motivations et de mes actes. J’avance vers quelque chose que je ne peux saisir et en même temps je ralentis ou recule face à la rapidité du monde qui avance. « Routard ou zonard, nomade ou sédentaire, que cherche l’errant au bout du chemin ? L’épreuve de la route ou les preuves de la déroute ? »

maximecrozet.wixsite.com/photography

Delphine & Marie Tambourindeguy, Traverses

© Delphine & Marie Tambourindeguy

Issue de Territoires Mobiles, projet ar- tistique itinérant sur la frontière du Pays Basque
Porté par l’association Arcad et soutenu par l’Institut Culturel Basque 2014 – 2016

La frontière marque le lieu du passage, de la traversée, elle se transforme alors en marge floue et la fonction de «sépa- ration» est remplacée par une fonction «d’interface» entre les territoires.

C’est à partir de ces réflexions que nous avons entrepris de développer un projet artistique itinérant, à géographie subjective, entre la recherche, la rencontre, et la création in situ.
Par une approche successive des villages, routes et paysages, des personnes et de leur quotidien, nous avons revisité et interrogé les notions de territoires, de frontières et de passage.
Nous nous sommes proposées d’adopter la gure d’un «passeur» qui oscille entre continuité, rupture et nouveauté. Le déplacement a donc été le fil rouge de ce travail artistique. Nous avons choisi un itinéraire routier qui dessine un va-et-vient, une «couture» de part et d’autre de la frontière, avec des étapes dans les villes et villages situés au plus proche de cette ligne.
Dès lors, nous avons entamé un travail de collecte photographique. Les nombreuses haltes dédiées à un temps d’observation nous ont permis de redécouvrir ces lieux sous un angle nouveau où nous avons déambulé à la recherche de points de vue, de scènes de vie, de détails insolites.

Par ces allers-retours de part et d’autre de cette ligne frontière, nous avons dessiné un mouvement qui tend à «brouiller les pistes». À travers cet acte fort, cette ligne devient zone, cette limite devient interface à explorer.

Ce travail de jonction et de mise en perspective de territoires font la part belle à la dimension de «paysage vécu» et reflètent une représentation sensible de l’expérience d’un lieu.

Cette série de cinq photographies intitulée Traverses en est issue et reflète ce travail contextuel.

www.delphinetambourindeguy.com

www.territoires-mobiles.com

Philippe Calvo, Sur la route

© Philippe Calvo

Sur quelle route ? Dans quel(s) but(s) ?

Deux simples questions, une multitude de réponses.
Chacun l’emprunte, en quête de certitudes, de souvenirs, d’anecdotes, d’images, de rencontres ou de solitude.

Ces routes sont parfois en ligne droite, parfois sinueuses, plates ou raides. Le plus difficile est souvent de s’y engager. Il faut se laisser porter vers son but, s’y accrocher et rester curieux parce qu’on ignore ce que la route nous réserve. Savoir se retourner pour mieux aller de l’avant.

C’est animé de cet état d’esprit que j’ai traversé la plaine des sables, sur l’île de La Réunion.
Je vous invite à être les spectateurs de cette virée «sur la route».

www.phc-images.fr

Intza Montagnier, Carnet de route

© Intza Montagnier

Pour ma première participation à un concours photo, le thème de la route n’a pas été forcément facile à traiter. C’est par l’envol des oiseaux que j’ai été inspirée en imaginant les routes que ces derniers dessinent parfois de façon très ordonnée et géométrique, ou parfois de manière plus diffuse.

Mes photos ont été prises à Socoa, à Paris mais aussi en Californie, lieux où j’ai ressenti au moment où j’y étais la possibilité pour chacun de s’exprimer dans la plus grande liberté et de décider de la route à emprunter.

La route peut également être perçue dans le sens où elle ouvre de nouveaux horizons ou une porte vers l’inconnu comme une nouvelle vie possible, la route menant de l’ombre à la lumière.

Ces différents clichés constituent mon carnet de route instantané d’un voyage dans le temps et dans l’espace.

www.instagram.com/intzagram/

Servane Etchegaray, Sur la route

© Servane Etchegaray

Ma route à moi est donc celle de l’intérieur. Le besoin de savoir qui l’on est et où l’on va. Ce qui a été accompli, ce qui reste à faire. De l’enfance à l’âge adulte et à la porte du déclin, j’ai ressenti le besoin de faire le point, de savoir qui je suis.

La vie se nourrit de ses rencontres. Il en est qui marquent plus que d’autres et j’ai voulu retracer mon chemin au travers de ces personnes importantes dans lesquelles je me suis aperçue. Ma fille tout d’abord dans l’insouciance et la complexité, l’élève, miroir de l’«inconfiance» qui m’a donné de la crédibilité, l’amie qui m’a fait réfléchir, la femme généreuse et la danseuse qui incarne le mouvement et le dépassement de soi.

Un bout de chemin qui s’écrit en noir et blanc, le «tout ou rien», au féminin, dans la rondeur, le sourire et l’énergie, dans des lieux dépouillés, vides, qui laissent la place au sujet. L’improvisation est le maitre mot de cette série. Le modèle ne sait pas ce que je cherche en lui, moi je le devine et ma photo l’exprime.

La route est encore longue et la quête de lumière, infinie.

www.artekoa.fr

Carine Ferrières, Sur la route de mes visions d’évasion

© Carine Ferrière

Mes petits moments de rêve pour se soustraire aux contraintes du quotidien.
Evasion comme un échappatoire en guettant une part de mystère sur nos routes et la distraction l’amusement dans les mises en scène de mes voitures miniatures qui prennent la route avec un air de vacances de légèreté de pause et de détente.

www.facebook.com/carine.ferrieres

Vincent Lafon, Chemin de Baztan

© Vincent Lafon

Habitué à regarder et peut-être plus à voir, son travail photographique reflète également une vision souvent amusée et poétique, qui discerne dans l’apparente banalité des choses, des éléments inattendus et parfois perturbateurs.

vincentlafon.blogspot.fr

Rodolphe Rousseaux, On the road again

© Rodolphe Rousseaux

Parcourant l’ouest américain depuis de nombreuses années, je reste fasciné par ces paysages majestueux, souvent désertiques, ou le seul lien à la vie humaine reste le ruban d’asphalte qui les traverse.

Ce désert-là est vraiment plus sauvage et impitoyable que le laisse penser le confort moderne que l’on retrouve au bout de ces routes… Mais entre deux stations services climatisées, entre deux villes, les seuls habitants visibles sont (parfois) les coyotes et les serpents.

Ces routes maintes fois parcourues sont à chaque passage différentes, suivant la saison et la météo, et ne cessent de me surprendre.

www.littleplanetfr.jimdo.com

Laetitia Rousseau, Lumière

© Laetitia Rousseau

Sur la route, sous la pluie ou dans le vent, au hasard des rencontres entre montagnes et océan.

www.letiyasna.jimdo.com

Bruno Cabantous, Indians roads

© Bruno Cabantous

Distances infinies, trains mythiques ou routes saturées d’embouteillages et d’animaux; en Inde se déplacer est chaque jour un voyage en soi.

fr-fr.facebook.com/Fotofun64/

Alain Iratzoquy, Sur la route des Trois Couronnes

© Alain Iratzoquy

En passant par là, la Reine avec ses sabots;

flickr.com/photos/116030722@N04

Christine Chantelauze, Alice

© Christine Chantelauze

La route, c’est juste à côté de la maison, celle qui nous éloigne des peurs et nous rapproche de l’inconnu…

chantelauzechristine.com/fr

Colette Richard, Sur ma route

© Colette Ricard

«Quand on voyage vers un objectif, il est très important de prêter attention au chemin. C’est toujours le chemin qui nous enseigne la meilleure façon d’y parvenir, et il nous enrichit à mesure que nous le parcourons.»

Paul Coelho – Extrait de Le Pèlerin de Compostelle

Depuis toujours, je me suis posée des questions sur ma vie, sur la vie, sur le sens de la vie. Enfant, je me demandais pourquoi j’étais handicapée. Vers 10 ans, il s’est passé plein de choses et j’ai pris conscience que la vie est une succession d’épreuves que l’on a ronte ou pas. Comme je suis une guerrière dans l’âme, une battante née, j’ai assimilé le handicap à un défi supplémen- taire, ni plus ni moins.

Après l’épreuve du passage debout à assis en 2010, j’ai dû me reconstruire. Le fait sans doute d’habiter Oloron Sainte Marie, ville étape du chemin de St Jacques de Compostelle, j’ai com- mencé un chemin spirituel parallèlement à celui du quotidien avec l’apprentissage des déplacements dans une ville escarpée. La vie m’a fait réaliser qu’elle ne s’arrête pas à manger, travailler,…, dormir mais est bien plus.

C’est le chemin entre l’être et le paraitre, entre le réel et l’illusion, le réel n’étant pas celui qu’on croit. Deux chemins complémentaires qui m’amènent à voir la vie sous un autre angle, avec un autre regard !

www.coletterichard.eu

Bérengère Alquier, La sagesse sur ma route…

© Bérengère Alquier

Au gré de mes expatriations, au gré de mes voyages, j’ai parcouru des centaines de routes variées, des pistes, des chemins… J’y ai croisé des populations diverses et originales, humaines ou animales, qui empruntaient ce même tracé…

L’éléphant, élevé, majestueux, Père de l’Afrique, symbole de sagesse, m’a montré la route à suivre…

https://www.facebook.com/Lo2ba-ou-LOeil-de-Bérengère-Alquier-Photographe-165359780165993/?fref=ts

Françoise Dufau, Sur la route

© Françoise Dufau

Au bout de la route , la découverte d’un ailleurs, l’espérance d’un monde meilleur souvent fantasmé mais la route comme un message d’espoir.

www.francoisedufau.com

Patrice Rolle, Paradisio del Altiplano boliviano

© Patrice Rolle

«La route de l’excès conduit au palais de la sagesse»

William Blake

Cédric Ortiz, Reeboot

© Cédric Ortiz

Nos chemins de vie sont le résultat d ‘échecs et de réussites. La vie de couple permet de les savourer à deux car le but d’être heureux ensemble est partagé. Même en sachant que la vie aime cracher ses épreuves sur cette route que l’on souhaite toute tracée, elle écorche quand même les rêves communs jusqu’à laisser des cicatrices douloureuses éloignant l’un de l’autre et cette distance ne se réduit parfois jamais.

L’horizon s ‘obscurcit alors et la décision tombe, dure, froide comme une tempête hivernale, le temps s’arrête… Il faut faire le bilan le temps de l’accalmie car on sait qu’il faudra s’habituer à cette autre route que l’on aperçoit. Les dernières gouttes tombent nous menant à un embranchement où l’on devra continuer seul en y étant arrivé tous les deux… Puis j’accepte l’idée de cette nouvelle vie qui s’offre, malgré tout,à nous. Le vide laissé par l’autre me fait choisir une carapace un peu plus dure pour essayer de cicatriser plus vite en avançant.

Il me force à tout effacer de nos habitudes, de nos attentions… en gardant le meilleur de nos souvenirs, pour plus tard car la plaie est encore trop béante pour les apprécier avec sagesse.

La nouvelle route apparaît, il me faut maintenant apprendre à l’aimer en étant traversé par la douleur de la séparation et la rage de vouloir vivre heureux !

www.flickr.com/people/cedric_ortiz/

Ingrid Klasema, Comme un oiseau, la route des frères Montgolfier

© Ingrid Klasema

Chaque été, au coin de ma rue aux Pays-Bas, il y avait beaucoup d’envols de ballons à l’air chaud. Un spectacle qui attirait chaque fois tous les gens du village, parce que ce phénomène inventé par les frères Montgolfier, reste toujours impressionnant.. Pouvoir voler librement dans les airs, comme un oiseau.

www.photo-immo-basque.fr

Gisèle Cherbero, Ligne d’arrivée

© Gisèle Cherbero

En noir et blanc ou en couleur, notre vie est un long chemin rectiligne ou chaotique, balisé ou incertain, tempétueux ou ensoleillé qui nous conduira puissant ou indigent à la même ligne d’arrivée.

Nicolas Olivier, Le premier jour du reste de ta vie

© Nicolas Olivier

Bonjour, je n’ai pas vraiment d’histoire à raconter. Je laisse plutôt le spectateur interpréter selon son imagination, voyager aux travers de mes images, méditer, réfléchir juste sur le titre de la série :

«Le premier jour du reste de ta vie»

nicolasolivierphotography.book.fr

Marie-Laure Hastoy, Sur la route des Bardenas

© Marie-Laure Hastoy

La prose n’étant pas mon fort, je ne trouve pas de mots pour décrire cette image et raconter une histoire. Appel au voyage, à la liberté, je préfère donner libre cours à votre imagination pour inventer votre propre histoire et laisser opérer la magie de ces grands espaces.

www.mlhastoy.jimdo.com

Manorack Phenglamphanh, Le Pèlerin

© Manorack Phenglamphanh

Quoi de plus extraordinaire, que le Pèlerin qui cherche sa Route, à travers chemins et sentiers. Qu’il soit à pied ou en vélo et je ne sais quoi encore, sa Route semble tracée. Le guidant vers cette perpétuelle recherche personnelle, spirituelle.

Mais parfois, cette Route n’est pas si claire et si belle, parsemée de directions disparates et di- verses. Mais où qu’il aille, il posera et marquera de sa présence par sa pierre osée sur celles de ses pairs, aussi avides de rencontrer l’univers… Et quelle similitude avec ces quelques autres pèlerins, toujours insatisfaits et en recherche de leur art sans fin.

www.manorackfoto.jimdo.fr

Laurent Ferrière, Transhumance de nuit

© Laurent Ferrière

Dès le mois de juin, les troupeaux d’animaux (brebis, vaches…) rejoignent les estives basco-béarnaises où ils vont rester pendant plusieurs mois.

Si certaines cabanes se trouvent près des routes ou bénéficient d’accès aisés par des pistes carrossables, certaines estives ne s’atteignent qu’au bout de plusieurs dizaines d’heures de marches. Laurent Ferrière a accompagné ces éleveurs de la soirée jusqu’à l’arrivée sur les terres d’estive en fin de matinée le lendemain.

www.laurentferriere.com

Jérémy Savatier, Carnet de route Antananarivo – Marovoay

© Jérémy Savatier

En mission professionnelle à Madagascar en février 2017, les photographies sont prises à l’aller et au retour entre la capitale Antananarivo et trois retenues d’irrigation rizicole de la région de Marovoay (située secteur Ouest-Nord-Ouest de la grande Ile). Le trajet est réalisé en empruntant la Route Nationale 4 puis des pistes en mauvais état.

La série présente des instantanées prises au vol, témoignage de la découverte par le voyageur occidental d’un « autre monde »: paysages, culture, langue, conditions de vie, etc. Le photographe est à la fois émerveillé et intrigué de ces nouveautés mais aussi désemparé, sans réelle possibilité de rencontre ou d’échange dans cet espace temps. L’altérité permet aussi de se questionner sur notre identité et notre société.

La route ou la piste à Madagascar est le lieu de déplacement de personnes, de bétails, de biens, ainsi que d’échanges commer- ciaux formels et informels. C’est un trait d’union entre villes et villages, à travers une campagne verdoyante, sur les plateaux puis la plaine, parsemée de rizières et irriguée par des rivières.

Greg Underfly (Greg Gressez), Sur la route

© Greg Underfly

Sur la route est un vaste thème. Dans cette série, j’ai voulu montrer toutes les facettes.

Le chemin à suivre, la destination, l’aller-retour, l’incertitude et le mystère et l’entre-deux.

gregunderfly.wixsite.com/gregunderfly

David Sursin, Destination finale

© David Sursin

La route, c’est le voyage, le dépaysement, les paysages, les rencontres… J’ai sillonné la France en long, en large et en travers à la découverte de véhicules oubliés qui ont atteint depuis de nombreuses années leur « Destination nale ».

Les dénicher n’est pas chose facile. Une fois découverts, ils semblent vouloir communiquer avec leur visiteur du jour …

La mythique coccinelle, perdue avec quelques congénères au fin fond d’une forêt… Les épaves de la forêt … Réveil matinal ce jour-là d’hiver,

légère brume matinale et quelques rayons de soleil qui percent à travers les arbres …

Laurence Etchechuri

J’ai souhaité créer directement «sur la route», au sol. Un marquage graphique et poétique, comme un petit cheminement intime. Une ambiance qui se révèle surtout la nuit, grâce à l’utilisation de peinture et de bandes photoluminescentes.

La photoluminescence est un processus par lequel la lumière est absorbée le jour et restituée la nuit.

laurence-etchechuri.com

52 enfants de l’école publique d’Ascain, Sur notre route

© Collectif IMAGINeART

Pendant un trimestre le Collectif IMAGINeART est intervenu à l’école publique d’Ascain avec 52 élèves dans le cadre des Nouvelles Activités Périscolaires.

Ce fut l’occasion, en 3 séances, par groupe de 13 enfants, de présenter le matériel de prise de vue photographique professionnel, numérique et argentique, de s’interroger sur une thématique : «La route, le chemin», de prendre des photos et de les sélectionner.

Il y eu de beaux échanges, beaucoup d’imagination, des moments intenses et de la concentration (parfois) pour proposer une vision commune des routes autour de l’école, avec les moyens du bord (durée des interventions, lieux autour de l’école) et les aléas de la météo, avec une folle envie de surprendre.

www.imagineart.eu

Remerciements

Les Chemins de la Photographie d’Ascain remercient tous les soutiens qui rendent possible la réalisation de cet événement photographique majeur au Pays Basque.

En particulier la Mairie d’Ascain, Gravuplac, le Collectif IMAGINeART le Conseil Départemental des Pynénées Atlantiques, Image Photo Bayonne Crédit Agricole des Pyrénées Atlantiques, Digital Graffic, Eklektika Kilika Éditions, Lartigues 1910, Restaurant Larralde, Hôtel de La Rhune, Maison de la Presse Irakur Café Plazan Ostatua, Bar Trinketeko Ostatua, Boulangerie Susperregui, Pizzeria Pizza Gorri Boucherie Charcuterie Didier Amestoy, Restaurant des Chasseurs, Restaurant Moments Gourmands, Hôtel Alaia, Bar Restaurant Etorri, Au Croissant de la Rhune Restaurant Bar Xoko Ona Ostatua, Atelier Vert, Club Vacances St Ignace, Traiteur Begi Gose les membres de l’association Zilargia et tous les photographes ayant participés.

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1 Comment

  1. M’attarder sur ces photos une à une, me laisser bercer par leurs commentaires , m’ont procuré la sensation agréable de voyager sur des chemins les plus divers à travers des contrées parfois lointaines… où je ne me rendrai sans doute jamais. Magie de ces tableaux humanistes dont la poésie berce l’imaginaire….Merci à leurs auteurs…

Vous en pensez quoi?