Informations pratiques

L’exposition est visible du 14 septembre au 12 novembre 2017

Le vernissage a lieu le 22 septembre 2017 à 19h

Les moments durant l’exposition

jeudi 28 septembre 12h30mercredi 18 octobre 19h15

club sandwich : Une visite guidée de l’exposition le temps d’un pique-nique tiré du sac.

L’occasion de partager son casse-croûte autant que son ressenti. Passionnant et hautement convivial ! Entrée libre en galerie, réservation conseillée T 03 89 36 28 28

apéro photo : Observation et réflexion autour d’une photographie le temps d’un apéritif, avant un spectacle.

Horaires :

du mardi au samedi de 11h à 18h30,
les dimanches de 14h à 18h,
ainsi que les soirs de spectacles
entrée libre

La Filature : 20 Allée Nathan Katz, 68100 Mulhouse

http://www.lafilature.org

L’exposition

Stephen Gill est un photographe expérimental, conceptuel et documentaire dont la pratique inclut souvent des références à son lieu de résidence. L’exposition à La Filature présente une large sélection de ses photographies opérée parmi les séries Billboards, Hackney Flowers, Buried, Talking to Ants, Pigeons, Best Before End, Coexistence, Coming up for Air, B Sides et Energy Fields.

Stephen Gill

Photographe anglais, très tôt repéré par son compatriote Martin Parr pour ce regard attentif porté aux pans souvent négligés de notre société, Stephen Gill (1971) a fait œuvre de sa ville, Londres.

Au travers de séries photographiques menées souvent parallèlement, il portraiture non la mégapole, mais un tissu urbain et ses habitants. Le voici photographiant Londres et ses oiseaux, le revers de ses panneaux publicitaires, les passants perdus dans ses rues, les usagers de ses trains. Puis, rapidement, il restreint son champ d’action à son seul quartier, Hackney, centre d’un vaste marché alimentant les populations défavorisées, et dont le destin a été scellé avec les Jeux Olympiques en 2012 et ses grands chantiers. Pendant près de quinze années, il arpente ses rues et terrains vagues.

C’est sur ce territoire mi-ville mi-friche que Stephen Gill réalise plusieurs séries photographiques qui feront date. Qu’il s’agisse d’Hackney Flowers, dans laquelle il appose sur ses images les fleurs récoltées lors de ses promenades ou encore Talking to Ants, où il immisce dans la lentille même de l’appareil des objets trouvés à proximité, il poursuit sa quête d’imprégnation du lieu dans l’image. Naissent, au travers de cette pratique photographique, des objets sédimentés, entre album de souvenir et herbier. Le voici devenu « ant », fourmi, attentif à ce que le paysage formule au travers du moindre de ses détails.

Viennent ensuite les séries plus récentes telle Pigeons, par laquelle, appareil fixé au bout d’un bras téléscopique, il investigue le dessous des ponts et autres recoins peu reluisants de nos villes pour portraiturer les pigeons dans leur environnement et révéler cet infra-monde qu’ils habitent. Ou encore Best Before End, qui semble boucler un cycle pour cet explorateur urbain, exposant là toute l’intensité de la vie au cœur de la mégapole par l’introduction dans le processus de développement de ses tirages de ces boissons énergétiques désormais si répandues.

Ses expositions

Les œuvres de Stephen Gill sont présentes dans de nombreuses collections privées et publiques et ont également été exposées dans des galeries internationales telles que The National Portrait Gallery, The Victoria and Albert Museum, agnès b., Victoria Miro Gallery (Londres) ; Sprengel Museum (Hanovre) ; Tate (Londres) ; Galerie Zur Stockeregg (Zurich) ; Archive of Modern Conflict (Londres) ; Gun Gallery (Stockholm) ; The Photographers’ Gallery (Londres) ; Leighton House Museum (Londres) ; Haus Der Kunst (Munich), ainsi que des expositions personnelles dans des festivals et des musées dont les Rencontres d’Arles, le festival de photographie Contact à Toronto, PHotoESPAÑA et enfin à FOAM (Amsterdam).

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