Informations pratiques

Le vernissage a lieu le 7 novembre 2017 à partir de 18h30

L’exposition est visible du 6 novembre au 2 décembre 2017

Horaires : Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 19h. Samedi et dimanche de 14h à 18h.

Espace Baudelaire : 27 Avenue Charles Baudelaire, 21000 Dijon

L’exposition

d’ici, de là

« Le paysage laisse toujours pressentir à la fois la possibilité d’un complément encore dérobé au regard et l’impossibilité d’une complétude qui viendrait conclure la visite et clôturer l’espace. La conscience d’un ailleurs demeure à la surface de l’ici et du maintenant. », William Marx.

La démarche qui a conduit à la réalisation de cet exposition de paysages est artistique, elle ne se veut en aucun cas documentariste. Peu importe la situation géographique des lieux où ont été faits les clichés. La fidélité « au réel » n’est pas une préoccupation déterminante. C’est d’une manière très subjective que sont présentés des fragments de campagnes, qui sont modelées, aménagées, architecturées ou encore, en un mot, esthétisées par le travail humain. Les espaces ruraux sont appropriés et organisés en territoires pour produire, habiter etc. et, en raison même de cela, ils peuvent aussi être vus comme l’expression de rapports sociaux.

Les campagnes sont des espaces de vies. Par le travail de la terre, les traitements des cultures, les routes, les chemins etc. les hommes produisent des formes et des couleurs que l’on peut lire et épeler de façons différentes selon sa culture ou ses humeurs. Mais, les éléments naturels tels que les arbres, l’eau ou le ciel présentent aussi leurs propres formes et couleurs. Un paysage résulte de l’articulations de ces vies.

Un paysage n’est pas une donnée objective. Certes, il est ce que l’on voit, mais ce que l’on voit dépend pour beaucoup de notre état d’esprit, tout autant que des conditions météorologiques générales. A quelques jours d’intervalle, en un même lieu, dans une même perspective l’observateur ne perçoit pas la même chose, il sera plus ou moins inspiré par les lignes, les reliefs, la diversité des tons et des nuances. En tant qu’il est une image, un paysage est, en vérité, toujours une interprétation de celui qui regarde, la photographie est un moyen de fixer une façon de voir.

Cette exposition de photographies se veut pour représenter et partager des impressions, voire des idées et des émotions suscitées par la perception de paysages ruraux le plus souvent façonnés par l’activité humaine. Chaque photographie est un fragment plus ou moins vaste et plus ou moins lointain d’espaces dont l’esthétique est éphémère. À quelques heures d’intervalles, quelques fois quelques secondes, donc d’une saison sur l’autre, on ne peut faire la même image. Les couleurs et les formes dépendent des changements de lumière, des vents, des productions humaines etc., ici aussi, il faut saisir l’instant unique.

Jean-Luc Bailly a exercé le métier de photographe dans les années 70. Il a réalisé de multiples expositions jusqu’au milieu des années 80. S’étant ensuite tourné vers une carrière universitaire d’enseignant chercheur, il a néanmoins poursuivi son activité photographique, ce qui l’a amené à évoluer d’une pratique largement consacrée au noir et blanc argentique vers la couleur numérique aujourd’hui, mais sans exclusive. Ayant connu la polémique du « grain », il connaît aujourd’hui celle du « bruit » ; sans parler du « zoom » et de la « focale fixe ». Il reste que pour lui, l’expression photographique ne doit en aucun cas être limitée par le respect d’archétypes technicistes. « Grain », « bruit », « flou » etc. peuvent être utilisés à des fins artistiques. Chaque photographie étant le produit d’associations d’idées et d’émotions, ce n’est pas tant de rendre compte avec exactitude d’un sujet qui lui importe, que de présenter les impressions que peut susciter l’articulation de couleurs et de formes saisies en un temps et en un lieu particuliers.

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