Kiki le voleur de photos!

dans Chroniques/La Une par

© Crédit Photo Alexandra Stockmar

Un sujet délicat que le vol de vos photos, de nos photos.

Et pourtant cela arrive plus souvent qu’on ne le pense. Et comme vous allez le voir dans le reste  de cet article, cela arrive même dans le cadre d’une exposition. Si si je vous assure!

Je passe sur le vol matériel de photos dans le lieu car malheureusement à part mettre la main sur le voleur lors du larcin, il y a peu de chances que vous puissiez mettre la main dessus. A moins qu’il soit assez couillon pour poster un selfie avec en fond une de vos photos. Allez savoir les miracles peuvent toujours exister 😉

Non je parle évidemment d’un vol d’image. Le dialogue qui suit est une vraie histoire. Honnêtement ça peut faire sourire sauf lorsqu’on généralise.

Or donc il y a 2 ans un ami m’appelle :

  • Hello Docteur comment allez-vous? (oui c’est un pote, oui je l’appelle toujours Docteur et non il n’est pas Docteur)
  • Salut Nico, Comment vas-tu? blabla blabla (je passe sur l’échange standard de démarrage de notre conversation). Tu veux en entendre une bien drôle?
  • Ha ben oui que je lui réponds! Fais moi rire 🙂
  • Bon je te remets le contexte. J’expose actuellement dans l’agence d’une grande banque à Toulouse. Tu te rappelles de ma série sur les avions du musée de Toulouse?
  • Oui bien sûr et alors vas-y raconte?
  • Bon donc l’expo démarre bien. Le vernissage est un succès. Belle soirée, du beau monde. (Grande banque je vous ai dit). Donc tout pile poil!
  • Et alors t’as des touches? Des ventes?
  • Et lui de me répondre, oui attends je viens d’avoir un appel de quelqu’un d’intéressé. Un monsieur qui justement est en train de visiter l’expo et m’appelle car il adooooore mes images. Là forcément je me dis : « Ha une touche! ». Et le monsieur de continuer. Non elles sont vraiment parfaites, mais j’ai juste un problème. Mon pote de demander « Mais quoi donc? » et le Monsieur de relancer. Ben le souci, c’est que vous avez mis des verres, ce qui donne des reflets embêtants lorsqu’on regarde les images. Mon pote de rassurer le monsieur : « Mais ne vous inquiétez pas si vous êtes intéressé, l’encadrement peut être fourni sans verre ce qui vous permettra de profiter pleinement de l’image ». Et le Monsieur sans se démonter répond à mon pote : « Ha oui j’ai regardé vos prix mais c’est beaucoup trop cher pour moi ». Là mon pote devait être en train de se gratter la tête (les cheveux il en a plus beaucoup).
  • (Et moi je commence à entrevoir ce qui va se passer)
  • Et donc mon pote attend de voir où veut en venir le monsieur en question. Qui relance avec une innocence qui frôle l’indécence. Voilà en fait j’ai demandé à un ami de venir avec moi pour prendre des photos de vos images, mais mon ami me confirme qu’avec les verres c’est impossible…
  • (Je répéte cette histoire est vraie, et à ce moment là je crois bien avoir éclaté de rire)
  • … Et le Monsieur de continuer : Et donc je vous appelais pour savoir si c’était possible de retirer le verre sur certaines de vos images afin que mon ami puisse les prendre en photo. Comme ça, je pourrais les faire imprimer et les encadrer pour chez moi………. Grand moment, très grand moment de solitude chez mon pote qui s’attendait à avoir une touche, peut-être même une vente ou en tout cas un admirateur qui le complimentait. Tout mais pas ça…

Lors de notre coup de fil mon pote m’appelait vraiment pour me faire partager une histoire drôle. Mais sur le coup je peux vous assurer qu’il n’a pas trouvé ça drôle du tout. Je ne me rappelle plus en détail s’il a essayé de faire l’éducation de ce monsieur, ou si il l’a juste envoyé balader. Mais moi passée l’étape de la franche rigolade, je me suis quand même posé la question.

Je ne suis pas un fervent défenseur de l’usage du verre. Et même avec la définition des capteurs, je ne suis pas persuadé qu’un visiteur puisse faire une copie conforme d’une oeuvre exposée. Mais ça donne à réfléchir sur le fait que certains visiteurs puissent se contenter d’une copie approximative d’une photo afin de la faire imprimer et encadrer chez eux. Parce que clairement c’était bel et bien l’intention de notre visiteur indélicat.

Si ce genre d’histoire vous est déjà arrivée, n’hésitez pas à me raconter tout ça en commentaire.

Dans le cas de mon ami, l’intention de ce monsieur était clairement de faire une copie de certaines images, de les imprimer et de les afficher chez lui. Mais comme vous le savez ça n’est pas toujours le cas.

La généralité dans le domaine du vol de photo étant plutôt qu’une entreprise décide d’utiliser une photo trouvée sur Internet sans en informer l’auteur et évidemment sans le créditer ni contre rémunération.

Tout le début de cet article relève plutôt de l’anecdote mais le sujet enfin de compte est assez délicat. Délicat car la Photographie est un art visuel. Et comme je l’indique fortement dans mon livre une bonne partie de notre travail lorsque nous voulons exposer est de rendre visible notre travail que cela soit à travers un site web, que cela soit par une newsletter. En participant à des forums ou en publiant sur des plateformes spécialisées.

Or plus nous rendons notre travail visible et plus des indélicats se drapent de l’innocente phrase Ô combien souvent entendue : « Ben c’est sur Internet, c’est gratuit ». A rappeler au couillon qui vous la sort qu’il paie un abonnement pour accéder à Internet 😉 Déjà.

Je sais pas vous, mais moi régulièrement sur mon réseau social favori, je vois passer un statut avec des variations « Ulcéré, En colère… » et évidemment un lien vers le site indélicat qui a pompé une ou plusieurs images du photographe en question. Avec un commentaire à côté duquel Caligula passerait pour en enfant de choeur 😉

Evidemment comme nous sommes tous friands d’histoires sanguinolentes, on s’empresse de partager l’ulcération du photographe! Photographe qui n’aura pas manqué dans la plupart des cas d’envoyer un mail peut-être un peu plus gentil en première instance à l’entreprise indélicate pour leur indiquer qu’il est l’auteur de la photo. En général d’ailleurs ça se termine sur Facebook car le décervelé en face se drape de l’innocence, la faute du stagiaire, tout ça tout ça. Avec un peu de chances d’ailleurs on assiste à tous les échanges entre le photographe et le voyou, avec moults copies d’écran…

Mais bon toujours est-il que pour tous les photographes c’est une perte de reconnaissance à minima et dans le cas de professionnels purement financière.

Or il y a une bonne manière de faire contrairement à la mauvaise manière décrite juste au-dessus. Je ne vais pas rentrer dans le descriptif du contenu du livre en question. Juste vous dire que ce livre vous fourni les clefs pour que si cette mésaventure vous arrive, vous sachiez quoi faire ET surtout avant de le faire et sans vous emporter.

Si vous ne connaissez pas encore Joëlle Verbrugge, au moins en plus de rigoler avec mon début d’article, vous apprendrez quelque chose d’intéressant à la fin. Joëlle a écrit plusieurs livres et continue à écrire encore et encore. Livres dont les sujets concernent toujours la photographie et le droit. 2 domaines dans lesquels elle a des choses utiles à partager.

Un des livres que je vous recommande particulièrement s’appelle « CHECKLIST On m’a volé une photo ! ». Ca évidemment c’est si vous êtes photographe et que le sujet vous interpelle. En gros on vient de vous piquer une photo, et vous souhaitez savoir comment et par quel moyen obtenir gain de cause.

En version papier ou ebook, même contenu, support différent.

En version Papier

Au prix de 23,90 € que vous pouvez donc acheter sur le site d’Amazon en cliquant sur l’image.

En version Ebook

Au prix de 19,90 € que vous pouvez donc acheter sur le site de 29bis Éditions en cliquant sur l’image.

Comme mon public est de plus en plus large, peut-être bien que vous travaillez au service Communication d’une entreprise, alors dans ce cas c’est le 2ième que je vous conseille. Parce que maintenant que j’ai conseillé l’achat du premier par les photographes. Ca serait dommage de ne pas vérifier que vous êtes bien en accord dans votre service communication avant de vous prendre un procès pour utilisation illégale d’une image d’un photographe qui aurait acheté le premier et donc fait correctement les choses pour avoir gain de cause 🙂

En version Papier

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En conclusion
Et puis
Et évidemment
Le titre

Auteur-Photographe depuis 2009 Organisateur des Echappées Belles de 2011 à 2014. Membre actif de Lumière d'Encre, http://www.lumieredencre.fr Auteur-Photographe : http://www.nicolaspoizot.fr

2 Comments

  1. Je pense que ces gens sont innocents, ce sont des réactions de petits enfants, ils ne se rendent pas compte; ce qui ne les excuse pas évidement en tant qu’adulte.

    • D’un côté je suis d’accord avec vous Francis. Notamment parce que directement appeler l’auteur pour lui en parler dénote bien que la personne ne voyait pas le mal. Mais d’un autre côté, il y a fondamentalement un manque de respect du travail de l’auteur, surtout quand celui-ci affiche ses prix de vente.

Vous en pensez quoi?