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« Nous sommes peut-être passés à côté d’une belle histoire… » par Arthur Dreyfus

Nourri par les œuvres de Nan Goldin, de Bernard Faucon, ou de Hervé Guibert, la photographie occupe depuis toujours une place prépondérante dans son parcours créatif.
«Nous sommes peut-être passés à côté d’une belle histoire…» est sa première exposition personnelle. Toutes les photographies qui y figurent ont été réalisées sur iPhone.

Auteur-Photographe depuis 2009
Organisateur des Echappées Belles de 2011 à 2014.
Membre actif de Lumière d'Encre, http://www.lumieredencre.fr
Auteur-Photographe : http://www.nicolaspoizot.fr

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© Françoise Lerusse
Chaos https://www.francoiselerusse.com
Chaos. Ce mot m'est immédiatement venu à l'esprit dès ma première sortie dans le quartier de
Sukhumvit à Bangkok. Le chaos de Sukhumvit, c'est l'enchevêtrement monstrueux des viaducs qui
se croisent et se recroisent dans le gris du ciel, bouchant l'horizon. Ce sont les piétons obligés de faire
de multiples détours par des passerelles, seuls moyens de traverser les voies de circulation engorgées
en permanence. C'est un bric-à-brac urbanistique où le bricolage individuel règne en maître sans
aucune règle déchiffrable, du moins pour mon regard européen. C'est enfin un réseau inextricable de
fils électriques qui zèbrent le paysage, semblant échapper à tout contrôle. Tout cela fait de Sukhumvit
une jungle urbaine sans aucun vide où l'œil puisse se reposer.
De cette ville dépassée par sa croissance, l'on ne peut photographier que des fragments tant l'espace
est morcelé par la surabondance de barres, de câbles, de chantiers, de climatiseurs et d'enseignes
lumineuses. Paradoxalement, ce qui a guidé mon regard tout au long de ce parcours dans la ville,
c'est précisément l'aspect très graphique de ces éléments. Les lignes constituées par les fils électriques
accumulés à l'infini, forment une dentelle urbaine presque poétique. La beauté brutaliste du métro
aérien, boa de béton qui surgit soudainement au coin des rues est aussi un élément très structurant.
Sans parler des innombrables voitures qui sont autant de taches colorées sur le gris de l'asphalte.
Comme si l'anarchie de cette mégapole trop vite grandie finissait par donner naissance à une nouvelle
organisation visuelle.
C'est avant tout un ressenti que j'ai essayé de transmettre. Pour moi, la saturation de l'espace de
l'image se veut un écho à celle de la ville. J'ai utilisé la technique de surimpression directe dans
l'appareil qui me semble bien exprimer l'idée d'entassement, d'étouffement, de désordre, de
confusion à la limite de la destruction.
Chaos
© Françoise Lerusse
© Françoise Lerusse
© Françoise Lerusse
© Françoise Lerusse
© Françoise Lerusse
© Françoise Lerusse
© Françoise Lerusse
https://www.francoiselerusse.com
Belge, photographe autodidacte, Françoise Lerusse vit entre Bruxelles, le Sud de
la France, Londres et Buenos Aires.
Après des études de lettres à l'Université de Liège, elle s'est orientée vers la création
radiophonique, le journalisme audiovisuel et le documentaire. Elle a travaillé
durant plusieurs années à la radio et à la télévision avant de rejoindre les services
de création de différentes agences de publicité à Bruxelles.
En 2014, elle suit différents cours et séminaires de photographie et décide de s'y
consacrer entièrement. Ses domaines de prédilection sont les espaces urbains et la
vie dans les grandes villes. Se concentrant volontiers sur les aspects graphiques et
le travail de l'image, elle se situe aux limites du documentaire et de l'art
contemporain.
Chaos est sa première exposition. Une autre exposition est actuellement en
préparation pour novembre 2017 à Bruxelles.
Françoise Lerusse
Chaos par Françoise Lerusse

Démarche Chaos. Ce mot m'est immédiatement venu à l'esprit dès ma première sortie dans le quartier de Sukhumvit à Bangkok....

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